Les Libéraux de Santé montent au créneau contre la réforme envisagée du Développement professionnel continu (DPC). Dans un communiqué publié le 28 mai, l’intersyndicale dénonce le projet présenté par le ministère inspiré du « modèle défaillant du CPF », qui éloignerait les professionnels de santé du pilotage de leur propre formation continue. Les LDS alertent sur une reprise en main administrative du dispositif, avec un transfert des missions financières à la Caisse des dépôts et des référentiels métiers à la Haute Autorité de santé. Une évolution qui risquerait, selon les LDS, de bureaucratiser davantage le système, au détriment des besoins du terrain et de la qualité des soins. Les LDS plaident au contraire pour une solution reposant sur les fonds déjà existants, comme le FIF-PL ou le FAF-PM, jugés plus proches des réalités des professions libérales. À défaut, si le ministère souhaite une solution de gestion via une structure publique, les LDS estiment que seule la Caisse nationale d'Assurance maladie (CNAM) pourrait mener cette mission. Les LDS demandent également que les 250 millions d’euros consacrés au DPC dans le PLFSS 2026 soient sanctuarisés. Pour les LDS, cette réforme ne peut se faire sans les représentants des professions de santé libérales et encore moins contre eux Les LDS demandent l’ouverture rapide d’une véritable concertation avec les syndicats représentatifs afin d’éviter une « désorganisation majeure » de la formation continue des soignants.