Cette année, plus encore que les précédentes, l’examen du Projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2027 s’annonce extrêmement délicat en raison du contexte social et politique. Le rejet du texte en première lecture par les députés le 23 octobre, est venu confirmer la difficulté de la tâche pour le Gouvernement. Avant le rejet de la partie recettes, les députés avaient largement remanié la rédaction initiale, portant le déficit théorique de la Sécu à 24 Mds€ au lieu des 12,7 Mds€ initialement prévus. La partie recettes ayant été rejetée, la partie dépenses ne sera pas étudiée par les députés et c’est la version initiale du texte qui ira au Sénat. L’examen y est prévu en commission le 4 novembre, puis en séance publique à partir du 9 novembre. Dans le même temps, la Cour des comptes a jugé l’objectif de déficit de la Sécurité sociale pour 2027 « nécessaire » mais « incertain » car le PLFSS se base sur des taux et des prévisions « optimistes » de croissance ou de dépenses. Dans sa note trimestrielle du 21 octobre, le Comité d’alerte sur l’Ondam, de son côté, s’est également montré prudent sur l’Ondam 2026, qui pourrait être dépassé, et a alerté sur « des risques élevés de dépassement » concernant les dépenses de soins de ville, dont le sous-objectif « n’intègre pas de réserve ». Dans ce contexte, les LDS tiennent à rappeler que la suite du débat parlementaire devra permettre de rééquilibrer le PLFSS et traduire concrètement les engagements pris envers les professionnels de santé libéraux. Les professionnels de santé libéraux doivent disposer des moyens nécessaires pour répondre à des besoins de santé croissants, liés au vieillissement de la population et à la complexification des situations, tout en renforçant la prévention auprès des plus jeunes.