Alors qu’elle devait enfin clarifier les règles de représentativité des professionnels de santé libéraux, la proposition de loi portée par la sénatrice Corinne Imbert prend une tournure inattendue. Un amendement adopté en commission au Sénat recrée précisément la complexité que la réforme ambitionnait de supprimer. Depuis plusieurs années, les LDS défendent un système plus lisible, capable de renforcer la légitimité des syndicats représentatifs et de redonner du sens aux élections URPS. Aujourd’hui, beaucoup de professionnels peinent à comprendre le lien entre leur vote et les organisations qui négocient les conventions avec l’Assurance maladie. Cette confusion alimente l’abstention et fragilise le dialogue conventionnel. Or, l’amendement déposé en commission prévoit deux scrutins distincts : l’un sur liste, l’autre sur sigle pour mesurer l’audience syndicale nationale. Une mécanique illisible pour les LDS, qui dénoncent une véritable « usine à gaz électorale ». Les Libéraux de Santé y voient surtout un contresens opposant représentation territoriale et représentation syndicale. Cela reviendrait à affaiblir le paritarisme conventionnel et les corps intermédiaires. Les LDS défendent au contraire une élection nationale unique sur sigle, avec des comptables régionaux et départementaux, afin d’assurer cohérence, lisibilité et légitimité à tous les niveaux. À quelques jours de l’examen du texte en séance publique, prévue le 1er juin, les LDS appellent les sénateurs à revenir à l’esprit initial de la réforme qui était de simplifier enfin la représentativité des professionnels de santé libéraux, plutôt que d’en complexifier davantage les règles. Lire le communiqué