Les Libéraux de santé (LDS) ont alerté dans un communiqué sur les incohérences du déploiement du volet 2 du Ségur numérique, notamment en matière d’interopérabilité des données. Alors que les professionnels ont été fortement incités ces derniers mois à utiliser le dossier médical partagé (DMP), les éditeurs de logiciels viennent d’obtenir un délai supplémentaire de six mois pour se mettre en conformité. Cinq ans après le lancement du Ségur, les outils restent encore partiellement opérationnels. Une situation d’autant plus incompréhensible que le Gouvernement avait tenté d’imposer des sanctions financières aux professionnels en cas de non-utilisation du DMP dans le cadre de la dernière LFSS, une mesure finalement censurée par le Conseil constitutionnel. Pour les LDS, ce décalage illustre une politique incohérente du gouvernement qui exige des usages massifs des professionnels sans garantir des solutions logicielles fiables et interopérables. Ils rappellent que l’interopérabilité est essentielle pour fluidifier les parcours de soins, sécuriser les données et éviter les actes redondants.