L’émotion suscitée par la mort de Lyhanna, collégienne retrouvée sans vie début juin, a relancé le sujet du signalement pour les professionnels de santé. La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a annoncé une réflexion visant à simplifier les procédures de signalement des enfants en danger. Des mesures pourraient être intégrées au projet de loi sur la protection de l’enfance examiné à partir du 15 juillet. Aujourd’hui, le cadre juridique repose sur une dérogation au secret professionnel permettant aux soignants de signaler des situations de maltraitance présumée, sans que cette démarche soit obligatoire. Plusieurs associations de protection de l’enfance plaident pour un renforcement des obligations et une meilleure sécurisation juridique des professionnels qui alertent les autorités. Le débat reste toutefois ouvert. Si certains experts estiment qu’une obligation de signalement permettrait d’améliorer la protection des mineurs, l’Ordre des médecins se montre par exemple réservé, craignant une multiplication de « signalements inopportuns ». image