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Le Premier ministre François Bayrou a annoncé le 15 juillet un plan pluriannuel de redressement des finances publiques, avec un objectif d’économies de 5 milliards d’euros sur les dépenses de santé pour l’année 2026, soit près d’un milliard de plus que l’année précédente. Dans un contexte de dégradation du déficit de la Sécurité sociale, l’exécutif mise sur le renforcement de la prévention, une meilleure responsabilisation des patients et une réforme du cadre des Affections de longue durée (ALD). Le plafond des franchises médicales serait également porté à 100 €, avec un paiement direct par les patients aux professionnels. 

Les Libéraux de santé (LDS) ont réagi à ces annonces dans un communiqué et se disent favorables à une logique de responsabilité partagée. Ils saluent la volonté de recourir aux soignants libéraux pour accompagner le retour à l’emploi des patients en arrêt maladie de longue durée. Mais ils expriment de vives inquiétudes sur plusieurs mesures, à commencer par l’impact du relèvement des franchises sur l’accès aux soins et la faisabilité d’un paiement direct. Ils pointent également les effets d’une « année blanche » budgétaire qui a, de fait, déjà commencé en 2025, avec le gel des revalorisations prévues au 1er juillet pour certaines professions. Enfin, ils mettent en garde contre toute réforme des ALD qui conduirait à un renoncement aux soins, notamment pour les pathologies associées. 

Les LDS appellent à une concertation réelle dans le cadre de l’élaboration du PLFSS 2026 et insistent sur la nécessité d’un équilibre entre soins de ville et hôpital.