Le rapport de la mission diligentée par le Gouvernement sur la coordination entre les assurances maladie obligatoire (AMO) et complémentaires (AMC), a été présenté le 23 septembre dernier. Celui-ci comporte 22 recommandations. Les LDS ont salué certaines orientations mais alertent sur deux risques majeurs : donner aux complémentaires un droit de veto sur les conventions des professionnels de santé et transférer des secteurs entiers aux OCAM. S’ils approuvent l’abandon du scénario de la « Grande Sécu », la priorité donnée aux soins dont l’efficacité est évaluée par la HAS et la création d’un financement dédié à la prévention, les LDS dénoncent une évolution qui donnerait aux complémentaires un pouvoir accru sur les conditions d’exercice des professions de santé. Ils mettent aussi en garde contre les risques de dumping tarifaire, d’atteinte à la qualité des soins et de financiarisation liés au transfert de certains financements vers les organismes complémentaires. Pour les LDS, les tarifs opposables doivent rester fixés dans un cadre national, transparent et négocié avec l’Assurance maladie et les syndicats représentatifs. Alors que le Gouvernement s’apprête à engager des travaux sur cette réforme, les LDS ont appelé dans un communiqué à y être pleinement associés.